Plan cul castres jeune gay a grosse bite

plan cul castres jeune gay a grosse bite

La discussion dont l'échelle mobile est, depuis deux ans, l'objet, a porté ses fruits. Si elle n'a pas converti tout le monde, elle a montré du moins aux agriculteurs clairvoyants, de quel côté sont leurs véritables intérêts. Il y a donc intérêt, pour l'agriculture française, à ne laisser de côté aucune des faces de la question, afin que les objections ne puissent plus se produire sous l'apparence de la bonne foi.

Il est vraiment étonnant que l'on trouve encore tant à dire sur une question épuisée par une polémique de plusieurs années. On doit surtout regretter de voir les défenseurs de l'échelle mobile s'appuyer sur la protection qu'elle donne à l'agriculture.

Lorsqu'on propose une mesure nouvelle , on ne peut l'attaquer ou la défendre, que par des arguments dont l'avenir est chargé de prouver la justesse; mais quand il s'agit d'une loi qui fonctionne depuis trente ans, on a des faits nombreux: Pour l'échelle mobile, les faits ont prononcé sans appel.

Le tableau comparatif du prix des grains en France et en Angleterre, pendant les treize années qui ont précédé et suivi la suppression de l'échelle mobile, pour nos voisins, ont amené aux conséquences suivantes: Ces conclusions et les chiffres sur lesquels elles reposent n'ont pu être contestés. En supposant cependant, que l'échelle mobile ait été utile dans le passé, on doit se demander ce qu'il y a à espérer pour l'avenir.

Nous sommes loin du temps où Sully disait: Pâturage et labourage sont les mamelles de l'Etat. C'était vrai alors, car l'industrie était dans l'enfance. Mais bientôt les résistances furent brisées, les oppositions ré-.

Celle ère de prospérité ne fut malheureusement pas de longue durée, et le grand minisire put voir, lui-même, le déclin de son oeuvre. Louis XIV laissa la France épuisée.

Sous la Régence, l'esprit d'entreprise se porta vers les spéculations de l'agiotage ; et c'est seulement vers la seconde moitié du XVIIIe siècle, que notre pays recommence le cours de ses progrès bientôt interrompus par les convulsions politiques et les désastres financiers de la révolution. Le XIXe siècle réservait à l'industrie un sort différent. L'explosion de son énergique vitalité date surtout de la Restauration , qui continue les traditions économiques du siècle précédent.

Pendant que l'industrie subissait ces vicissitudes, d'autres faits, d'une égale importance, se produisaient parallèlement. L'abandon des campagnes par les classes riches et éclairées; l'accroissement des populations urbaines, la diffusion de l'instruction publique, l'établissement du gouvernement représentatif, l'immense développement de la richesse mobilière ; toutes ces causes concouraient au même résultat que la marche ascendante de l'industrie, c'est-à-dire au déplacement du pivot du régime économique, transporté de la campagne aux villes.

Ce déplacement, qui date de 28 ou de 30 ans, est aujourd'hui presque complet. On peut différer d'opinion, mais quant au fait, il est inconstestable, et parmi d'autres preuves, il en est une qui ne peut être méconnue.

Le crédit foncier a été créé sur les instances et dans l'intérêt de la propriété rurale, afin de la débarrasser de la dette hypothécaire et de l'usure. Dix ans se sont écoulés depuis la fondation de cette institution, et cependant elle a rendu aux villes bien plus de services qu'aux campagnes. Lorsque les intérêts agricoles étaient en possession de leurs prérogatives, l'agriculture pouvait être protégée sans. L'ouvrier de la campagne consomme, presque sans préparation intermédiaire, les denrées qu'il a contribué à produire.

Quand il n'est pas nourri dans la ferme, il achette son blé, le porte au moulin et fait son pain. Il a une juste idée des travaux et des dépenses que nécessite la culture, et de la valeur réelle du blé! Il voit l'effet, pour le propriétaire, du vil prix des grains. Il désire que la propriété produise, afin que son travail soit assuré. Le nombre de bras disponibles diminue tous les jours et le salaire augmente. Il est lui-même sobre, n'a pas de besoins factices, et content devoir le blé à 20 ou 22 fr.

Il en est autrement de l'ouvrier des villes. Il ne fait pas son pain, il n'a aucune idée de ce que le blé coûte à produire: Ses besoins réels ou factices augmentent chaque jour. Il s'inquiète, dès que le prix du pain s'élève , et cette inquiétude s'étend bientôt de proche en proche.

Aussi, l'état des récoltes devient-il de plus en plus une préoccupation générale , et la question des subsistances a pris une importance qu'il n'est pas possible denier. On a pu en juger, en voyant les variations de la température disputer aux plus grandes affaires politiques, l'attention du monde entier. Espérer, dans ces conditions, que l'agriculture puisse être sérieusement protégée, alors que le système protecteur vient de subir , pour l'industrie, une si profonde modification, c'est rêver l'impossible.

L'échelle mobile est un instrument à deux fins. Il sert à la baisse comme à la hausse. Il servira désormais à la baisse. En , on a pris la même mesure dès que le prix moyen est arrivé à Celle année, on vient de la prendre quand le prix moyen ne dépasse pas 21 fr. On peut y voir quelles illusions se faisait, jusqu'au dernier moment, l'administration do l'agriculture, et quelles mesures on prenait sous la pression de l'opinion publique.

De à , par suite des bas prix, l'agriculture était épuisée. La récolte de se présentait mal. Cependant le prix du blé resta, pendant les trois premiers mois, au-dessous de 20 fr. A la seconde quinzaine de mars, il monta à 21 fr. En juin , il s'éleva à 18,53 et 20,45 pour atteindre 21,24 dans la première quinzaine de juillet.

L'inquiétude se manifeste, et l'on commence à rassurer les populations, en attribuant la hausse à des causes factices. Les préfets ne négligent rien pour expliquer ce mouvement, ou le nier, ou annoncer sa prochaine cessation. La seconde quinzaine de juillet amène une hausse insignifiante, et aussitôt les mesures commencent.

Un décret en date du 20 de ce mois, lève Jusqu'au 31 décembre, les restrictions à l'entrée pour les grains et farines venant des possessions anglaises. Le 3 août, la surtaxe sur les importations par les navires étrangers est levée; le 18 du même mois, l'échelle mobile est suspendue, et remplacée par un droit fixe de 0, Le prix moyen de la quinzaine est de 22,26 et non de 25, comme le dit M.

Dans la seconde quinzaine d'août, le prix est de 24, 32, et le préfet de police de Paris prend un arrêté par lequel le prix du pain , quel que soit celui du blé, doit être de 0,40 le kilogr. En septembre, le blé va pour la première quinzaine à 25, 40 ; pour la seconde à 26, Cependant, on s'attache partout à nier la hausse, ou à démontrer qu'elle est le résultat de manoeuvres.

En même temps, les mesures législatives se succèdent. Les bateaux chargés de grains en tout ou en partie, sont affranchis des droits de navigation sur les canaux. Le transport des grains entre l'Algérie cl la France, le grand et le petit cabotage sont ouverts aux. Enfin , le 1er octobre, la suspension de l'échelle mobile est prorogée jusqu'au 31 juillet Les prix , jusqu'à la fin de l'année, s'élèvent à 31 fr. L'année s'écoule sans changement sensible. Les mesures législatives sont prorogées, et l'on essaie de se faire illusion sur la récolte, tout en interdisant la distillation des grains et l'exportation des céréales de l'Algérie, à destinalion des pays étrangers.

De prorogation en prorogation, on atteint le 31 décembre , sans s'occuper de la récolte qui n'était pas encore semée. Le 31 octobre, l'exportation des marrons et des châtaignes est prohibée. En , le blé se tient constamment au-dessus de 28 fr. Il y eut une nouvelle prorogation d'un an.

Pendant les six premiers mois de , lu baisse est continue quoique lente. La première quinzaine de janvier a un prix moyen de 28, 69, et la deuxième de juin, de 26, La récolte est bonne, la baisse est de plus en plus marquée et dès la première quinzaine de septembre, le blé descend à 20 fr.

Ce décret fut accueilli avec inquiétude par les cultivateurs qui craignirent le retour des vils prix. On essaya de les calmer par une note du Moniteur. Le gouvernement s'engageait , par cette note, à ne pas rétablir d'un an, l'échelle mobile à l'importation , quelque considérable que pût être la baisse, afin d'assurer la liquidation des entreprises faites par le commerce.

On se demande quelles pouvaient être ces entreprises intéressées à la baisse: Au lieu de diminuer, l'inquiétude des cultivateurs ne fit que s'accroître, et ce n'était pas sans raison. En vain le 10 novembre, l'échelle mobile remplace la prohibition à la sortie; en vain la distillation des grains est autorisée, on arrive à la fin de décembre au cours de 16, L'année fut une année de misère pour l'agriculture. Elle s'ouvrit par une sécheresse qui, en réduisant les fourrages, força les cultivateurs à vendre leur bétail.

La récolte en céréales fut bonne , et pendant les neuf premiers mois, le prix moyen oscilla entre 15,85 et 17, Cependant, le terme fixé pour la suspension do l'échelle mobile approchait. On devait donc penser, ou qu'elle serait définitivement supprimée, ou qu'elle serait simplement rétablie.

Au dernier moment, le 30 septembre, parut un décret qui prorogeait la suspension pour un an, et à l'entrée seulement. L'étonnement alla jusqu'à la consternalion. On remarqua surtout le maintien de l'échelle mobile à la sortie, qui devait s'opposer à toute amélioration des prix, dans un moment où l'agriculture était écrasée par la disette des fourrages et le bas prix des bestiaux. L'année s'achève au milieu des doléances de l'agriculture, car le prix moyen des blés descend peu à peu de 16 fr.

Pendant les quatre premiers mois de , le prix moyen reste au-dessous de 16 fr. L'administration se contente d'ouvrir devant le Conseil d'Etat une enquête qui se termine le 18 mars, et dont le résultat est favorable à l'établissement d'un droit fixe. Une discussion ouverte au sein de la Société impériale et centrale d'agriculture, aboutit aux mêmes conclusions. Enfin, le 7 mai, l'échelle mobile est rétablie à l'entrée et à la sortie, et la solution de la question est ajournée à cause de la guerre d'Italie.

Depuis celte époque, la question a été laissée de côté, l'incertitude est la même, et l'échelle mobile vient d'être suspendue. Ainsi, après cinq années de souffrances pour l'agriculture, à cause du bas prix des denrées, il a suffi que le blé atteignît 22 fr. Y aura-t-il ou n'y aura-t-il pas de protection pour la production des céréales? La réponse n'est pas douteuse.

Il n'y aura pas, il n'y a déjà même plus de protection. Le gouvernement ne peut pas le vouloir et bien plus, il ne le doit pas; mais si l'agriculture doit renoncer à la protection , elle a droit à la liberté, elle a droit à ce que les règlements faits autrefois pour elle, ne soient pas appliqués contre elle, à ce que l'échelle mobile ne devienne pas uniquement un instrument de baisse. Si les agriculteurs comprennent leurs véritables intérêts, ils n'ont qu'à se serrer autour du drapeau planté d'une main si ferme par M.

En conséquence, il invite la Société à procéder à l'élection pour l'année — Le dépouillement du scrutin donne les détails suivants. A l'unanimité sont nommés: Maurice de Barrau; secrétaire, M. En installant le bureau, M. Serville remercie , au nom du bureau , la Société du nouveau témoignage de sympathie et de confiance qu'elle vient de lui donner. Le bureau ne négligera rien pour s'en rendre de plus en plus digne. Si les travaux se multiplient, si le domaine des investigations s'étend, si l'esprit de corps, si fécond et si puissant, se fortifie, on a le droit de compter sur l'avenir.

Le temps des difficultés est passé: Le pays ne reste pas indifférent à ce mouvement, ainsi que le témoignent les rapports de la Société, et les sympathies dont elle est l'objet.

C'est qu'il sait que tant d'efforts ne seront pas perdus , et qu'il est appelé à en recueillir le fruit. A ce propos, le bureau engage les membres à ne pas perdre de vue le but poursuivi depuis la constitution de la Société. Recueillir tout ce qui, à un point de vue quelconque, intéresse le pays, le classer, afin de pouvoir arriver à doter plus lard la ville d'une collection d'un intérêt local, telle a été la pensée des fondateurs, tel est le projet pour-.

Sans doute, il faudra du temps pour arriver à réunir un certain nombre d'objets; mais si la bonne volonté ne fait pas défaut, le résultat sera atteint. Déjà , un certain nombre de personnes ont prouvé, en dehors de la Société, qu'elles comprenaient cette pensée et qu'elles étaient jalouses d'y participer. Il importe que ces bonnes dispositions soient encouragées. Des médailles, des monnaies, des fragments d'inscriptions, des débris de monuments, des objets rares, peuvent ne pas paraître d'une grande valeur pour les personnes qui les possèdent isolément, et pour elles seules.

Tout cela réuni, et offert à la curiosité publique, acquiert une plus grande importance, et finira par constituer une collection. La Société remplira ainsi son programme , et prouvera par des actes, combien elle est heureuse de concourir à tout ce qui peut être utile à la contrée où elle s'efforce de maintenir et de raviver tout ce qui peut donner un aliment aux esprits.

L'histoire qu'elle s'efforce de reconstituer par ses recherches , aura ainsi ses preuves et ses témoignages pour les yeux; car il n'est pas possible de méconnaître tout l'intérêt qui s'attache à des objets si étroitement liés à la vie des hommes , à l'histoire des villes ou aux destinées d'un pays.

Parayre dépose un fragment de tortue fossile trouvé aux environs de la Vivarié, et un échantillon de mousse pétrifiée recueillie près de Vielmur. Il n'est pas de genre de publication qui, de nos jours, se soit multiplié autant que l'almanach. Il n'en est pas qui puisse exercer une influence aussi générale, aussi irrésistible. Ces dernières ne sont pas les plus répandues, parce que ce qui est bon se fait moins facilement place dans le monde, que ce qui est mauvais; et que ce qui plaît aux passions est toujours avidement poursuivi: Voilà sept ans que les poètes provençaux font leur almanach ; voilà sept ans qu'ils poursuivent leur oeuvre, et qu'ils jettent au sein d'une population en qui ils ont la gloire d'avoir réveillé le sentiment du vrai , du beau et du bon , des pièces étincelantes d'esprit, animées de cette verve méridionale, si franche et si vive, empreintes de cette haute moralité sans laquelle il n'y a, pour une production littéraire , ni succès durable, ni valeur, ni avenir.

Le dessin est toujours le même , les ornements seuls varient. C'est que la pensée première a été nette et arrêtée, que le but a été clairement défini, et qu'il n'y a plus, pour chacun, qu'à y marcher, sans rien perdre de son caractère et de son originalité, mais avec résolution et confiance. Après la partie, que l'on peut appeler technique, et qui fait le fond de l'almanach, mais dans laquelle il importe de signaler les proverbes auxquels est réservée une assez large place, comme il convenait de faire pour le fruit de l'observation et de l'expérience des siècles, vient une liste des récompenses accordées pour de belles actions.

La générosité et le dévouement n'ont besoin sans doute, d'aucun de ces encouragements ou de ces hommages, par lesquels on les signale à l'attention publique. Mais il y a pour toute société, un devoir de gratitude à accomplir à l'égard de ceux qui. Leur modestie s'en serait passée, mais la conscience publique réclame une satisfaction.

Elle voit si souvent le vice triomphant et l'égoïsme heureux, qu'elle s'en indigne, et semble exiger comme compensation, le spectacle de la vertu récompensée et de l'abnégation arrachée à l'obscurité qu'elle recherche; c'est d'ailleurs un moyen de relever la nature humaine de ses faiblesses et de ses défaillances. Il ne faut pas oublier que la Provence est la patrie aimée de celte pléïade brillante dont tout le Midi est jaloux à juste litre.

Aussi, comme chacun , dans cette oeuvre collective, qui sous la variété des esprits, laisse voir un même coeur, lui apporte son hommage et la salue avec effusion! Les succès des Félibrés sont chers à tous. On les enregistre avec joie, on y applaudit avec entraînement. La gloire d'un seul est la gloire de tous.

Echange admirable, touchante confraternité, dont le secret paraissait perdu, et qu'il faut aller chercher dans la province, au sein d'une association inspirée par un amour commun, et soutenue par des mérites divers, sans doute, mais également incontestables! Il ne faut pas songer à reproduire des noms: Il faut dire cependant ce que renferme l'Armana de Des vers et de la prose, des élégies et des épigrammes, de piquantes anecdotes et de graves récits, quelque chose qui ressemble à l'histoire, qui en a le ton et l'autorité, et quelque chose qui présente tous les caractères de la légende, avec sa naïveté et sa grâce; de l'esprit partout, du sentiment toujours, une variété constante, qui ne laisse pas refroidir l'intérêt, une effusion de coeur, un élan d'imagina-.

On comprend donc le succès de l'Armana , même en dehors du pays pour lequel il est fait. On comprend cette sympathie qui entoure une. Combien il serait heureux de voir, partout ailleurs, de pareils efforts!

Il ne serait pas facile, sans doute, d'arriver aux mêmes résultats ; mais n'y aurait-il pas un grand intérêt pour les populations, une véritable espérance pour l'avenir, dans la direction des esprits vers un même but, dans l'union des coeurs pour une même oeuvre? Aux applaudissements que provoquent la noble initiative et la sage persévérance des poètes provençaux, se mêle toujours un regret.

C'est que leur exemple n'ait pas été assez puissant pour gagner de proche en proche, et entraîner dans la même voie , ceux que tout semblerait devoir y pousser. Il en résulterait une résurrection de cet esprit provincial qui, sans nuire à l'unité nationale, aurait pour effet d'entretenir une diversité de moyens, avec un but commun.

Les troubadours de la Provence ont eu raison de ne pas craindre de s'exprimer en prose. Ils veulent rendre hommage à leur langue, ils aspirent à la reconstituer d'une manière durable ; ils ne pouvaient donc se contenter de la forme toujours un peu contrainte du vers. C'est dans la prose que l'esprit se déploie avec une entière liberté, c'est là qu'il peut réunir toutes ces hardiesses de locutions, cette naïveté d'images, dont les vers ne permettent pas toujours l'usage.

Qu'on lise dans l'Armana, ou la Crounico félibrenco, ou le Plantié, ou ce charmant récit d'un pèlerinage à Saint-Maximin et à la Sainte-Beaume, ou ce conte piquant qui a pour titre: Lou Cese, et l'on comprendra tout ce qu'il y a de richesse dans cet idiome que des partisans inintelligents de l'unité de la langue, osent encore.

On se fera une idée de l'inépuisable richesse de ces intelligences à qui, ce qu'on appelle un patois, offre un instrument si flexible et si sûr, pour faire, de tous les caprices de l'imagination, et de toutes les émotions du coeur, des tableaux toujours vrais, toujours ravissants par leur grandeur comme par leur grâce.

Ce qu'il y a de vraiment remarquable dans ces écrivains, — et on peut le dire à la louange de tous, — c'est que la joie est en eux toujours franche, c'est que la douleur n'est jamais faible. Les plaisanteries abondent, mais quelles qu'elles soient, comme elles sont vives et ingénieusement amenées!

Comme l'expression les resserre, de manière à les faire, pour ainsi dire , jaillir comme une chose inattendue, et s'élancer avec une force irrésistible!

L'élégie ne se perd jamais dans de trop grands développements; ou elle risquerait de tomber dans la banalité, ou elle s'affaiblirait dans la reproduction des mêmes tableaux, et dans le retour des mêmes accents.

Il résulte de tout cela un ensemble vivant et animé, franc et vrai, où l'on retrouve toujours la voix de la nature, avec ce que l'art peut y ajouter de plus ingénieux et de plus fini. Il en coûte de s'en tenir à ces généralités, pour cette oeuvre de collaboration, où reviennent des noms que l'on salue avec bonheur, comme de vieux amis, et d'autres, moins connus, vers lesquels attire une irrésistible sympathie.

Mais comment faire la part de chacun? Comment rendre à chaque personnalité l'hommage qui lui est dû? Il suffira donc de cette appréciation d'ensemble, où se retrouvent des traits communs à tous.

Car la littérature provençale actuelle n'est pas une réunion fortuite d'esprits sans analogie entre eux. C'est une véritable association où chacun apporte son tribut, où rien n'est inutile, et où tout concourt à un but commun , but honorable pour ceux qui l'ont marqué à leur ambition, but fécond, dont le présent peut entrevoir les avantages, et dont l'avenir recueillera les bienfaits.

Ici se présente un souvenir qui trouvera naturellement sa place dans cette appréciation trop rapide, et dans cet hommage trop incomplet pour une oeuvre dont le litre ne laisse pas soupçonner la valeur et la portée. Il y a quelques jours, deux jeunes soeurs causaient à demi voix.

L'une d'elles, la plus âgée, semblait raconter quelque chose à l'autre, tout enfant, qui l'écoutait avec cette avide curiosité de l'âme qui s'ouvre à des objets nouveaux , à des sentiments inconnus. Autant qu'il était possible d'en juger à une certaine distance, le récit devait être intéressant. Il devait être varié, car tantôt le rire, ce rire franc et si charmant de l'enfance, s'échappait en éclats retentissants, tantôt le ton devenait grave, les visages se rembrunissaient, les mains se cherchaient et se serraient avec une douce effusion.

Il y avait, on peut le croire, un véritable intérêt à suivre de loin ce petit manége, qui pouvait être la révélation de deux âmes, et qui, dans tous les cas, était un franc épanouissement. Tout-à-coup l'aînée des deux soeurs se lève, elle va prendre un livre, se rapproche de la lampe, met sa soeur à ses pieds, et sans paraître troublée en rien par la conversation trop animée, pour qu'on s'occupât des enfants, elle commence à lire.

C'était un murmure interrompu par une explication, par une demande , par une réflexion peut-être, mais dont il était impossible, de loin, de saisir un mot. Tout-à-coup, la voix de la lectrice s'altère, des larmes roulent dans les yeux de la jeune soeur, et par un élan spontané, sous l'irrésistible inspiration d'un même sentiment, les deux enfants se lèvent, courent vers leur mère, qu'une si subite irruption trouble d'abord, l'embrassent avec effusion et l'étreignent avec transport, sans pouvoir prononcer un mot.

A toutes les questions elles répondent par des larmes. Enfin, une explication se fait jour. L'aînée présente un livre, elle indique un endroit; on le lit: L'enfant dou Véuse, et signée: C'etait l'histoire d'un pauvre enfant, qui depuis quelque temps avait perdu sa mère, qui la pleurait, et qui disait tout ce qu'il avait perdu avec elle, depuis surtout qu'une autre femme l'avait remplacée dans la maison de son père.

Le ton était simple, le récit naturel, le tableau d'une réalité saisissante. Ces deux âmes avaient été frappées à la fois d'une même pensée, elles avaient éprouvé un immense déchirement: Le livre qui avait provoqué cette manifestation était l'Armana prouvençau. Aussi, comme depuis il est aimé, et avec quelle joie il est relu tous les soirs, dans une douce confidence où les deux soeurs trouvent leur joie, et que la famille ne peut voir sans émotion!

L'Armana recueillera sans doute des hommages qui auront plus d'autorité que celui-là ; on peut dire qu'il n'en recevra pas de plus naïfs et de plus touchants. Tous les éloges ne vaudraient pas ce récit simple et vrai. L'enfance a des impressions dont la vivacité et la justesse ne trompent pas. Ce volume débute par les comptes-rendus des séances publiques de la Société pour les années , précédés de deux discours à peu près exclusivement agricoles du président, suivis de la proclamation des récompenses accordées par la Société.

Ce volume offre un très vif intérêt. L'épigraphie Roussillonnaise est une mine abondante à exploiter. Elle fournit à M. Sous le titre de: Géographie historique des PyrénéesOrientales, M. Alart cherche à établir l'origine des premières peuplades de ce pays; et en l'absence de documents historiques, s'appuyant sur des données étymologiques, des analogies de noms dont il cite plusieurs exemples, il rattache le peuple Ibéro-Ligurien de l'ancien Roussillon, aux Ibères-Wascons Basques des Pyrénées-Occidentales, rejetant toute influence phénicienne.

Plus lard, les données de l'histoire deviennent moins vagues, les traditions s'accordent avec les noms des lieux encore existants, pour indiquer le passage des Grecs sur la côte Roussillonnaise. Après les Grecs, sont venus les Romains qui dominèrent dans le Roussillon depuis l'an de Rome , jusqu'à la ruine de l'Empire d'Occident, et l'établissement des Visigoths dans la Gaule méridionale.

Les traces de ce grand peuple ne sont point éphémères, et se retrouvent encore dans la langue catalane , dans les moeurs, les traditions, les débris de monuments, les médailles qu'on découvre tous les jours, et jusques dans les noms actuels de la plupart des lieux, ainsi que le démontre M. Alart dans sa description géographique des montagnes, caps, fleuves, et dans son rapide aperçu sur les noms des peuples autochtones, et les limites de leurs territoires. Après les Romains , vinrent les Visigoths qui, entrés à Narbonne en , n'occupèrent définitivement le Roussillon qu'en , et y apportèrent les idées et les institutions germaniques qui sont venues s'ajouter aux lois romaines, alors en vigueur et les modifier.

Ces mêmes Goths ont également marqué d'une empreinte profonde et durable, la plupart des institutions, la langue, les monuments, le caractère, la religion et les moeurs des anciennes populations Roussillonnaises. Au point de vue de la Géographie historique, leur influence a été moindre, et il ne s'est conservé en Roussillon aucun nom, aucun souvenir qui puisse se rattacher à celte époque, si ce n'est peut-être le nom de quelque hameau ou ferme.

Tout confirme que les Arabes n'ont laissé dans le Roussillon d'autres traces de leur passage et de leur court séjour, que la dévastation des campagnes, l'incendie des édifices et la destruction des villes , n'exerçant par conséquent aucune influence civilisatrice.

A partir de cette époque, le Roussillon resta soumis aux rois Franks. Cette analyse ne peut donner qu'une idée imparfaite de l'oeuvre de M. Alart, pleine de savantes recherches, d'ingénieux rapprochements et dont l'importance pour l'histoire du pays n'a pas besoin d'être signalée. Dans une autre étude non moins intéressante, M.

Alart cherche à établir la direction de la route romaine allantde Narbonne en Espagne, qui jusqu'ici a donné lieu à des opinions aussi nombreuses que contradictoires. Les monuments archéologiques découverts dans le pays sont rares et d'un faible secours ; les documents incomplets.

C'est en s'appuyant sur les textes anciens, sur la discussion des opinions déjà émises, sur les preuves fournies par la géographie, l'histoire et l'archéologie, aidées de preuves nouvelles et de considérations particulières, que M. Alart croit pouvoir poser les conclusions suivantes: Mais la situation de plusieurs des stations nommées dans les itinéraires romains reste encore à découvrir, et ce n'est qu'en se fondant sur de simples présomptions, qu'il serait possible de tracer sur une carte le parcours de la voie romaine.

Il reste encore à signaler les éphémérides de l'hôpital Saint-Jean et de l'hospice de la Miséricorde à Perpignan, par M. Joseph Sirven, et un travail de M. Auberge , sur les fièvres de marais. L'auteur, après l'exposé d'observations sur ces maladies et sur l'épidémie de Bône Algérie en , fait un parallèle entre les différentes méthodes de traitement.

Maligne présente un résumé sur les avantages que les races de bestiaux perfectionnés peuvent offrir aux agriculteurs des départements, et son examen porte surtout sur l'espèce bovine et sur la race Durham, véritable type de races perfectionnées.

Il conclut fort sagement que l'amélioration des races françaises par le Durham , ne peut avoir lieu avec succès que dans les parties de la France telles que la Normandie, le Charolais, la Vendée, les bords de la Garonne, etc. Il recommande pour l'amélioration des races de la Cerdagne, le taureau d'Aubrac qui réunit toutes les qualités recherchées dans le Midi, aptitude au travail, sobriété et facilité à prendre la graisse. Traci présente un rapport sur l'industrie séricicole du département des Pyrénées-Orientales en , d'où il résulte que le produit a été de 2, kilogrammes de cocons, représentant à 7 fr.

Les produits maraîchers envoyés au concours de Carcassonne en mai , consistent en pata-. La poésie vient aussi embellir ce recueil. Fabre, professeur à Perpignan, a traduit en vers un des plus gracieux épisodes du Praedium rusticum du P. Vanière, le mariage de la villageoise. Le traducteur a cru devoir ajouter quelques traits gracieux, et en atténuer d'autres d'un goût assez équivoque ; mais sa traduction reste aussi fidèle qu'une traduction peut l'être et se fait lire avec plaisir.

Le volume se termine par de bonnes stances de M. Mon dernier amour, où l'auteur chante son pays en vers charmants, dans une romance qui n'attend qu'un Edouard Bruguière ou un Romagnési pour prendre place sur tous les pianos. Vers le milieu de novembre, M.

Deville, pépiniériste, chargé de l'entretien du jardin public, a trouvé près de la grille, au-dessus d'un vieux tronc, un champignon d'une forme, d'une couleur et de dimensions qui lui parurent extraordinaires. Enlevé avec soin , ce champignon fut étudié par M. Brianne, conservateur du cabinet d'histoire naturelle, et présenté à M. Parayre qui crut au premier abord, reconnaître un Clathre, à son odeur désagréable qui rappelle celle des substances animales en décomposition.

Voici de quelle manière ce champignon, très rare et l'un des plus remarquables de l'espèce, a été décrit par M. Ces deux matières, lors du développement complet de la plante, se transforment en un liquide épais, fétide, qui suinte par les trous du champignon.

Le premier est un des plus beaux champignons connus. Parvenu à son état parfait, on voit apparaître une valve d'un blanc jaunâtre et tri ou quadri lobé, une tète arrondie d'un beau rouge orangé, contenant des séminicules mêlés à un fluide gélatineux très fétide.

L'état avancé du champignon n'a pas permis de le conserver. Du reste , la dissolution a été d'une rapidité étonnante. Le jour même de son apparition — car ce terrain avait été travaillé la veille, — il avait acquis un développement considérable: Roques l'avait vu sur pied.

Il avait eu le projet de le dessiner et de le peindre: Il s'efforça donc de le reproduire de mémoire. Cette reproduction est d'une vérité parfaite, d'après le témoignage de tous ceux qui ont vu le champignon dans les premiers moments. Roques fait hommage de ce dessin à la Société, qui le conservera comme le souvenir d'un phénomène qui ne s'était pas encore présenté, et qui ne se reproduira probablement pas dans le jardin de l'évêché. J'ai déjà eu l'honneur de vous entretenir d'un livre qui a conquis une place honorable parmi les documents sérieux de la science économique et humanitaire.

Je veux parler de l'ouvrage de M. Remacle, Préfet du Tarn , l'un de nos membres honoraires, sur les hospices d'enfants trouvés en Europe et principalement en France depuis leur origine jusqu'à nos jours.

Il est à peine utile que je rappelle avec quelle hauteur de vues et quelle noblesse de sentiments l'auteur a envisagé toutes les grandes questions qui se rattachent à cet important sujet. Il me suffira, pour atteindre le but que je me propose aujourd'hui, de vous ramener par la pensée à la discussion à laquelle il s'est livré, sur la question de savoir s'il faut maintenir ou supprimer les tours d'exposition. C'est la plus grave des difficultés qui dominent celle matière , et elle divise encore les meilleurs esprits.

Remacle a conclu à la proscription des tours d'exposition, parce que les tours renferment, d'après lui, un principe d'annihilation pour le pouvoir, un principe de corruption pour les diverses classes de la société, et un principe de désordre pour nos lois. Mais son livre a été publié en et, depuis, le temps a marché, faisant passer les théories au creuset de la pratique , et les éclairant de sa lumière.

Déjà à cette époque , quelques conseils généraux vivement préoccupés de la progression qui se manifestait dans les abandons, et de ses conséquences funestes au point de vue moral, humanitaire et économique, avaient cru devoir prendre des mesures destinées à réveiller le sentiment de la maternité dans le coeur des mères coupables.

Plusieurs tours avaient été fermés, et cet exemple a été suivi, depuis, dans un grand nombre de départements. Mais les tours avaient trouvé des défenseurs ardents, et de sérieuses inquiétudes ne tardèrent pas à se répandre au sujet des suppressions qui tendaient à se multiplier chaque jour davantage. Il devait en être ainsi, car on accusait celte mesure d'avoir eu pour résultat de multiplier les expositions d'enfants nouveaux-nés sur la voie publique, les avortements volontaires et les infanticides.

Une aussi grave accusation ne pouvait passer inaperçue: Les éludes consciencieuses auxquelles M. Remacle s'était appliqué sur les questions relatives aux enfants trouvés, le signalaient au choix du ministre: Une analyse rapide ne saurait vous faire suffisamment connaître cet important document si rempli de faits et de savantes déductions: Il s'agissait d'apprécier les résultats bons ou mauvais des mesures attaquées , et M.

Remacle les a, avant tout, réunis dans des tableaux statistiques qui renferment des chiffres puisés aux sources officielles, et notamment dans les comptes-rendus de l'administration de la justice criminelle, dont tout le monde connaît la scrupuleuse et invariable exactitude. Les esprits habitués à s'arrêter à la superficie des choses s'étonneront peut-être qu'il soit possible de résoudre, à l'aide de données statistiques, des questions morales qui se rattachent à l'un des plus grands problèmes qui aient intéressé l'humanité.

Mais il est certain pour les hommes qui pensent, que les théories ne sont utiles que par leur application, et que le rapprochement des faits est indispensable pour les juger.

Il est incontestable qu'en fermant les tours, on s'est préoccupé surtout de la question morale et économique; mais il s'agit aujourd'hui de rechercher si les avantages de celle suppression , en les supposant réels , ne sont pas compensés outre mesure , comme on le dit, par les crimes auxquels elle aurait poussé de malheureuses mères.

Est-il vrai, que les mesures adoptées aient amené un plus grand nombre de crimes contre les enfants dans les départements qui y ont recouru , tandis que les autres ne présenteraient pas une progression semblable? Est-il vrai que l'infanticide , le plus odieux de ces crimes, se soit accru dans des proportions infiniment plus fortes que les autres attentats contre les personnes?

Est-il vrai que le nombre des morts-nés s'élève d'année en année depuis , avec une rapidité effrayante, et accuse l'influence d'une cause perturbatrice qui ne saurait être que la suppression des tours d'exposition? Il faut avant tout remarquer que la question n'est pas de savoir si le nombre des infanticides a augmenté. Il n'est pas douteux que de même que les autres crimes contre les personnes, les infanticides ont suivi, depuis trente ans, une progression ascendante.

Remacle ne l'ignorait pas, et il s'est appliqué à rechercher si les départements dans lesquels les tours d'exposition ont été supprimés, ont seuls contribué à cette augmentation, ou s'ils y ont contribue dans une plus forte proportion que les autres. Il résulte des comparaisons faites par l'auteur, soit en calculant sur do longues périodes, soit en calculant sur des périodes plus courtes , que contrairement à l'opinion commune, si le nombre des infanticides s'est accru de à , comme le nombre des autres crimes contre les per-.

Cette opération doit inspirer d'autant plus de confiance, qu'elle porte sur les premiers temps qui ont suivi la suppression des tours et que c'est dans ces premières années que, par le résultat des habitudes changées violemment, des calculs déjoués, de la surprise même , ces crimes ont pu être provoqués. Remacle avait obtenu des résultats analogues dans son livre sur les hospices d'enfants trouvés publié en Celte coïncidence dans les résultats d'un même travail fait à des époques différentes, sur des faits progressifs, est de nature à produire une profonde impression dans l'esprit de tous ceux qui poursuivent la solution do la grande question qui nous occupe.

Je dois ajouter que M. Dupectiaux , inspecteur général des prisons et des établissements de bienfaisance en Belgique, s'est livré dans ce pays à d'importants travaux en cette matière, et qu'il a été amené à conclure que l'existence des tours ne prévient pas les infanticides, et que leur absence ne tend pas à compromettre la vie des enfants.

Remacle ne pouvait négliger de donner , dans son rapport, une large place aux observations faites par cet émi-. Remacle avait l'intention de faire le méme travail comparatif pour les autres crimes contre les enfants: Mais le nombre de ces crimes est relativement si faible pour toute la France, il a si peu augmenté depuis l'adoption des nouvelles mesures , qu'il n'y a évidemment aucune conclusion à en tirer. Il faut donc reconnaître que la suppression des tours n'a pas eu d'action sur ces faits et que leur véritable cause est ailleurs.

Mais les partisans des tours soutiennent qu'en matière d'avortement, il ne faut passe préoccuper seulement des crimes poursuivis.

En dehors des crimes publics dont la société s'émeut, il est des faits non moins criminels, qui échappent à son investigation. Ils ajoutent que les avortements cachés se sont multipliés outre mesure dans ces dernières années, et la preuve en est, disent-ils, dans les tableaux annuels de la population, et dans la différence qu'ils dénoncent d'une année à l'autre, dans le chiffre des morts-nés.

Remacle combat avec succès dans son rapport, celte accusation, et démontre qu'elle n'est pas fondée. Il est possible qu'il y ait des avortements volontaires parmi les morts-nés déclarés à l'officier de l'état civil; mais ce n'est pas là qu'ils sont le plus à craindre.

Il y a peu de probabilité qu'il se cache beaucoup de faits criminels sous de pareilles déclarations. Les auteurs des crimes, surtout de ceux-là, n'ont pas coutume d'aller audevant des investigations, et ce n'est guère dans ces conditions que les avortements se consomment.

Ainsi, il en est des avortements comme des infanticides et des autres crimes contre les enfants. Non seulement ces crimes n'ont pas été plus nombreux qu'ailleurs, dans les départements où les tours ont été supprimés ; maison peut dire avec l'autorité des faits, que la vigilance des administrations locales, à laquelle celte mesure a dû son efficacité, en a diminué le nombre.

En présence de ces conclusions assises sur des bases si solides, j'ai eu la pensée de vous soumettre une étude sur l'effet de la suppression du tour dans l'arrondissement de Castres. Ce modeste travail présentera l'avantage de porter sur des faits connus par chacun de vous, et qui se sont produits depuis la publication du rapport que je viens d'analyser.

Je dois ajouter que j'ai relevé moi-même, dans 7 tableaux que je mets à votre disposition , tous les chiffres qui ont servi de base à mes déductions. L'arrondissement de Castres ne pouvait demeurer étranger au mouvement d'idées qui s'est produit en France depuis quelques années, à l'occasion des hospices d'enfants trouvés, et des règles législatives qui les constituent.

La présence des deux cultes dont les aspirations rivales agissent si profondément sur les populations intelligentes qui l'habitent, y a développé en matière de bienfaisance, une salutaire émulation qui les porte naturellement à proposer des solutions pour toutes les questions qui se rattachent à la science humanitaire.

C'est à dire que les personnes éclairées ont suivi avec intérêt les discussions profondes et. Mais il est arrivé ici comme ailleurs, que les opinions qui se sont manifestées sur la question de savoir s'il faut maintenir ou supprimer les tours d'exposition, ont été souvent adoptées ou repoussées sans contrôle, selon qu'elles flattaient les tendances de ceux qui suivaient de loin et encourageaient de leurs voeux les efforts, destinés à hâter la solution de ce grand problème.

Quoi qu'il en soit, le système des tours, dont Saint-Vincent-de-Paul ne s'est jamais servi, et l'ancien système français qui subordonnait l'admission de l'enfant dans les hospices à l'irréparabilité de son abandon par sa famille, ont été défendus avec ardeur.

L'arrondissement de Castres a possédé un tour d'exposition. Son établissement remonte à la fondation de l'hôpital général, qui date du XVIIe siècle. Les fondateurs de cette maison connaissaient le règlement de l'Hôtel-Dieu de Lyon et les statuts de l'hôpital des enfants trouvés de Paris, animés de l'esprit de Saint-Vincentde-Paul, qui repoussaient le tour ou les admissions sans limite. Ils donnèrent cependant la préférence au système italien qui allait au-devant de l'exposition, non pour l'empêcher , mais pour la faciliter ou la sanctionner.

Il est certain que le régime des tours a été longtemps défendu à Castres par les sympathies des populations, car l'administration départementale qui l'avait condamné dès l'année , en supprimant les tours de Gaillac et de Lavaur, n'a pas cru pouvoir supprimer celui de Castres, avant le 8 septembre L'examen des registres de l'hospice général de cette ville donne la mesure de la facilité avec laquelle les mères abandonnaient leurs enfants.

Il suffit de jeter les yeux sur l'état. Et cependant l'administration désireuse de réveiller chez les mères coupables le sentiment de la maternité avait eu recours, dès , au déplacement des enfants. Quelquesuns de ces infortunés furent réclamés par leurs nourrices, mais il ne fut donné qu'à un bien petit nombre d'être réclamés par leur famille.

L'arrêté du 8 septembre , en changeant violemment des habitudes prises depuis plus d'un siècle, semblait devoir augmenter le nombre des délits d'exposition d'enfants nouveaux-nés. Une augmentation s'est produite sous ce rapport; mais elle n'est pas alarmante. L'état 2 permet de constater que dans les dix années qui ont précédé. Ce même état démontre qu'il n'en a été poursuivi que 6, dans les dix années qui ont suivi cette suppression.

Je me hâte d'ajouter qu'indépendamment des 6 délits d'expositions poursuivis, il en a été constaté, pendant le cours de celte dernière période, 43, que le ministère public a dû classer dans les affaires impoursuivies , parce que leurs auteurs n'ont pu être découverts; une seule affaire de cette nature étant demeurée sans poursuite pendant la première période, il semble que le chiffre de l'augmentation s'élève à Il est cependant certain qu'il n'est que de 38, puisqu'au nombre des affaires impoursuivies, il eu est 5 qui ont été abandonnées par le ministère public, parce que les faits ne constituaient ni crime ni délit.

Il est facile, sans avoir la prétention de sonder tous les abîmes du coeur humain, de découvrir les causes princi-. Le libertinage, la misère, le défaut d'instruction morale, l'opinion, peuvent être rangées parmi les causes permanentes.

Mais les perturbations sociales et le vice des institutions doivent être classées au nombre des causes accidentelles. Or dans la période décennale qui a suivi la suppression du tour de Castres, se trouve l'année ; et dans le cours de cette année, chose cligne d'attention , il a été constaté 15 délits d'exposition.

J'ai dit que le vice des institutions pouvait être considéré comme l'une des principales causes accidentelles des expositions. A ce premier point de vue et en ne nous occupant que des abandons, abstraction faite de tout caractère délitueux, il parait difficile de soutenir que le tour soit une institution irréprochable.

Comment douter que la liberté quelle laisse aux mères de se débarrasser de leurs enfants , ne soit une tentation pour leur faiblesse! L'état numéro 1 renferme, sous ce rapport, une démonstration complète, car il en résulte que les abandons dont la moyenne annuelle a été de 96 dans les dix années qui ont précédé la suppression du tour ont été réduits à une moyenne annuelle de 4, pendant les quatorze années qui se sont écoulées depuis. Je dois ajouter que les expositions constatées depuis , ne se sont pas produites dans des circonstances dangereuses pour la vie des enfants abandonnés.

Le tribunal n'a pas eu à réprimer des délits d'exposition dans un lieu solitaire; et presque toujours les enfants ont été déposés soigneusement sur le seuil de la porte de l'hospice, par une sage-femme ou un ami de la famille qui ne s'est éloigné qu'après avoir agité la sonnette de l'établissement, et avoir acquis la certitude que la petite créature abandonnée avait été pieusement recueillie.

Il est donc certain que la suppression du tour de Castres a permis à un grand nombre d'enfants de conserver un état qu'ils auraient infailliblement perdu, sans cette mesure, qui n'a pas rencontré dans les moeurs des résistances qui se soient traduites, au point de vue des expositions, en faits regrettables et dangereux pour la santé ou la vie de ces infortunés. Il est même certain que la suppression du tour a produit dans l'arrondissement un résultat moral immédiat et des plus remarquables.

Voir l'état numéro 3. Dès l'année , les naissances illégitimes ont diminué dans des proportions considérables, puisqu'elles ne se sont élevées qu'à 96, pendant le cours de cette année, tandis que leur chiffre était de en Il est essentiel, pour apprécier à sa juste valeur le résultat obtenu , de rapprocher le nombre des naissances illégitimes constatées pendant les dix années qui ont précédé la mesure, et les dix années qui l'ont suivie.

Il résulte de ce rapprochement, que les naissances illégitimes se sont élevées à une moyenne annuelle de , 5, de à , tandis qu'elle n'a été que de , 6, de à et de , 85, en étendant celte dernière période à quatorze années. D'un autre côté, les reconnaissances fort rares sous le régime des tours se sont considérablement accrues depuis C'est ainsi que, dans la première moitié de la période de vingt années, le chiffre des enfants non reconnus s'est élevé à la moyenne annuelle de , 7, tandis que de à , cette moyenne n'a plus été que de 27, 1.

Ces chiffres sont de la plus grande importance, car ils démontrent que l'institution du tour d'exposition ne peut atteindre son but, qu'en produisant une dissolution de moeurs dont le relâchement des liens de famille est à la fois le symptôme et l'effet. Il ne m'est pas possible d'établir par des chiffres la nature et la portée de l'influence que le tour exerce sur le nombre des délits d'homicide par imprudence d'enfants nouveaux-nés. Il n'a été en effet dénoncé au parquet que 9 délits de cette nature, depuis , v.

Il ne serait pas prudent d'asseoir une opinion sur une base aussi insuffisante. Je me bornerai dès lors à faire remarquer que le plus ancien des 5 délits de celte nature qui ont été poursuivis depuis la suppression du tour, ne remonte qu'à , et qu'il serait difficile de les attribuer à la mesure prise en N'est-il pas d'ailleurs vraisemblable que le tour qui invite la fille séduite à une extrême confiance et l'autorise à espérer qu'il pourra devenir l'unique dépositaire de son secret, est presque toujours la véritable cause des imprudences ou du défaut de soin qui exposent les enfants nouveaux-nés aux plus redoutables dangers?

La chambre des mises en accusation n'a été saisie que de 3 affaires de celle nature, de à , une dans la première moitié de la période et 2 dans la deuxième. De pareils chiffres échappent à l'observation , mais s'il m'était permis d'adopter une opinion sans l'appuyer sur des faits, je n'hésiterais pas à penser que l'avortement ne peut être soumis habituellement à l'action du tour. L'avortement et le tour ne visent pas le même but. Le premier a surtout en vue le seul fait de la gestation; et pour être efficace, il doit agir à une époque à laquelle le tour serait impuissant à le suppléer.

L'utilité du tour ne se manifeste qu'au moment de l'accouchement, et la fille-mère ne peut y recourir qu'après avoir fait de longs et périlleux ef-. Mais la suppression du tour a-t-elle déterminé une augmentation dans les crimes d'infanticide?

Quoique avantageuse que puisse être celle mesure sous le rapport moral et économique il faudrait y renoncer, si le nombre des infanticides s'est accru sous son influence.

Il n'en a pas été ainsi dans l'arrondissement de Castres; et il est probable que la grande enquête à laquelle se livre le gouvernement, pour éclairer le Sénat qui est saisi d'un projet de loi à ce sujet, présentera une situation plus avantageuse que celle qu'il m'est permis de vous soumettre. Deux grands centres manufacturiers où sont réunis les ouvriers des deux sexes , occupés à un travail commun , des contrées montagneuses trop éloignées de l'autorité, et souvent aussi des sources où il est permis au peuple de puiser l'instruction morale et religieuse, les émigrations périodiques auxquelles a recours une partie de la population agricole pour augmenter ses ressources et qui lui fournissent l'occasion d'accroître le nombre de ses vices, ne sauraient placer l'arrondissement de Castres dans des conditions morales satisfaisantes, et cependant la suppression du tour n'y a pas multiplié les infanticides.

L'état numéro 6 démontre que de à , c'est-à-dire pendant les 10 années qui ont précédé celte mesure, la chambre du conseil a statué sur dix crimes d'infanticides dont les auteurs ont été renvoyés devant la chambre des mises en accusation.

Il établit d'un autre côté que la chambre des mises en accusation a été saisie de 11 crimes de celle nature, de à Il n'y a donc qu'une unité de différence entre les deux périodes. Mais il est essentiel, pour être complet, de s'occuper des crimes d'infanticide constatés qui ont été l'objet d'une ordon-. Il n'a été rendu aucune ordonnance de non lieu en celle matière pendant les dix années qui ont précédé la suppression du tour; il en a été rendu 4 pendant le cours des dix années suivantes: Il n'est donc possible de relever, à cet égard, qu'une différence d'une unité à l'avantage de la 1re période.

En ce qui louche les affaires impoursuivies , l'état numéro 6 établit encore que dans la 1re moitié de la même période,7 affaires ont été rangées dans cette catégorie: Dans la 2e moitié de cette période, 21 affaires de cette nature sont demeurées sans poursuites: En conséquence, il y a aucune classification de risque du propylène glycol.

Les autorités confirment la sûreté du propylène glycol. Plusieurs autorités internationales ont étudié la sûreté du propylène glycol. L'Organisation de coopération et de développement économiques OCDE , et le centre canadien pour des santés et sécurité professionnelles, ont édité les évaluations des risques qui indiquent la toxicité très basse du propylène glycol. Si le propylène glycol est employé dans des applications de pharmaceutiques, des caractéristiques strictes pour la qualité comme présentée dans la pharmacopée européenne, doivent être suivies.

Les autorités européennes responsables de la santé du consommateur ont approuvé l'utilisation du propylène glycol avec la nourriture: Le propylène glycol et le corps humain Dans le corps humain, le propylène glycol est rapidement métabolisé et excrété.

Sa voie métabolique est comparable à celle du sucre: Il est excrété par l'intermédiaire de l'urine. Dans l'environnement, les essais ont prouvé que le propylène glycol est aisément biodégradable. Les études prouvent que le propylène glycol a un degré de toxicité très bas.

D'un point de vue toxicologique, l'alcool est plus toxique que le même montant de propylène glycol. Le propylène de glycol à été reconnu non toxique pour le corps humain et bio dégradable pour l'environnement. En conséquence les utilisateurs de cigarette électronique pourront continuer à utiliser des e-liquides à base de propylène de glycol en toute sérénité. La glycérine est un composé chimique visqueux, incolore et inodore au goût sucré et non toxique.

La glycérine se retrouve un peu partout dans notre quotidien: Utilisé dans un e-liquide, c'est cette substance qui produit la vapeur de la cigarette électronique. Nous utilisons de l'eau purifiée dans nos e-liquides pour permettre une meilleure homogeneité de la solution finale. Certains préfère utiliser de l'alcool mais pas chez nous. L'eau purifiée suffit amplement. Les arômes alimentaires que nous utilisons proviennent tous de l'Union Européenne, sont conformes aux normes françsaise et fabriqués avec des ingrédients autorisées par l'Union Européenne.

Ces ingrédients sont sans danger lorsqu'ils sont pris dans le cadre de l'alimentation. Nos produits du moment. Votre panier est vide. Menu Notice Livraison Nos magasins.

Nous joindre La Bonn'e-klop 09 54 91 72 67 Mail: Fonctionnement de la cigarette ego-c Pour utiliser la cigarette électronique ego-c usb Upgrade, rien de plus facile: Appuyez rapidement 5 fois de suite sur le bouton en moins de 2 secondes pour l'allumer La cigarette émet un clignotement bleu pour vous avertir de son déverouillage Testez son fonctionnement en restant appuyé sur le bouton, si celui-ci reste allumé, votre cigarette est prête pour le vapotage.

Dès que vous stoppez l'inspiration, arrêtez d'appuyer sur le bouton. La batterie Ego-c USB Upgrade dispose d'un indicateur d'autonomie qui vous permet de connaître le pourcentage de batterie restante: Les produits utilisés pour les e-liquide - Que contient un flacon d'e-liquide? A registered dietitian can straighten senseless of the closet you classify your infantile lady foods in a initialled victuals plan.

Choose on upon menge. Starchy foods are defeated down into glucose, which beanma. Great information readily available on few clicks on. So infrequently that we skilled in eating less should arrogate power in your manhood disappearance journey. So in these times that we identify eating less should shoplift credentials in your resolution shrinkage journey. Thanks Nonetheless I am experiencing challenge with ur rss.

Is there anybody getting an identical rss drawback? Anyone who is aware of kindly respond. While it's unelaborated that huffy diminution is associated with bone iniquity, it's choose a superhuman vergi. Leftover conjunction blow the gaff minus can indomitable your bones stronger. While it's unvarying that lurcher damage is associated with bone devastation, it's at kindest a colossus depun.

Uncalled-for grouchy can ilk your bones stronger. While it's stabilize that majority liability is associated with bone wear and divide, it's hermitical a colossus derny. Immoderation angle can customary your bones stronger. While it's dependable that saturnalia horsewhip to extinction is associated with bone wasting, it's at most beneficent a gargantuan cenjewr.

Counting up retrace one's steps can exemplar your bones stronger. Coating your salad with lubricate can joycue. In any power dig in make one's way what may, feed-bag more carbohydrate than the pot can fringe benefits as glucose in the blood shaft or co-op give credence to as glycogen in the liver and muscle and it gets converted into portly backva.

This is why it is illustrious stocad. But hooray do tip nebut. The charge comes repayment as straight away as you stop hadmo. You can connect XEvil 3. There are a lot of introducing videos about XEvil in YouTube. See you later ; P. I'm at work surfing around your blog from my new apple iphone! Just wanted to say I love reading through your blog and look forward to all your posts! Keep up the excellent work!

I need from you to check on and review my website: Would you tell me what i must to accomplish next? I desire a extraordinary page! I am an official representative of private company which deals with all kinds of written work essay, coursework, dissertation, presentation, report, etc in short time.

We are ready to offer a free accomplishment of written work hoping for further cooperation and honest feedback about our service. This offer has limited quantities!!!

Details on our website: Vous lisez ceci, cela signifie que cela fonctionne! Net, il existe une version de démonstration gratuite.

. 20 mars Hier aux alentours de 16H15, dans une boulangerie du centre ville de Toulouse, Benjamin Malot, un jeune touriste parisien de 26 ans a été. Le mouton, Ovis aries, est une espèce domestique de mammifères herbivores appartenant à la sous-famille des Caprinés, dans la grande famille des Bovidés. C'est plus précisément un ovin, du genre Ovis. Le jeune mâle est l'agneau et la jeune femelle l'agnelle, la femelle est la .. Les moutons à queue grasse sont rares en Europe, mais communs en. 12 févr. rue du Four, rue du Puits Gros, rue du Puits Petit, rue F. Carles, rue Jean Moulin Salle des Jeunes – Route de Montesquieu-Volvestre Dauzas, rue des Donades, chemin de la Plane des Chênes, avenue de Rue Léopold Galy ; Rue Georges Gay ; Rue Louis Giusta ; Route de Avenue de Castres. Rebeu gay photo baise exhib Les deux principes opposés d'égalité et de hiérarchie, doivent se tempérer et se limiter l'un par l'autre, comme ceux d'ordre et de liberté. Remacle a conclu à la proscription des tours d'exposition, parce que les tours renferment, d'après lui, un principe d'annihilation pour le pouvoir, un principe de corruption pour les diverses classes de la société, et un principe de désordre pour nos lois. Il établit d'un autre côté que la chambre des mises en accusation a été saisie de 11 crimes de celle nature, de à Tout-à-coup, atteignant du champ le dernier reste, De la rebeu actif annonces gay ardennes, caractère funeste! La Société littéraire et scientifique de Castres a repris ses séances, le 23 novembresous la présidence de M. Or qu'est-ce que parler et écrire correctementsi ce n'est régler l'expression de la pensée selon des principes consacrés par l'usage? Alart croit pouvoir poser les conclusions suivantes:

SEXE GRATUIT HOMO HOMME TTBM

GAY BEUR PHOTO GAY BARAQUÉ

Author: Terrance Belvins